Interview Matthieu Haag. Professeur de cinéma en charge de l’opération au Lycée Renoir.

 

L’association de la Renaissance de la Doutre, afin de diversifier les regards et mobiliser toute la population du quartier, a invité le lycée Auguste et Jean Renoir à célébrer avec eux le cinquantenaire. Nous avons posé quelques questions à Matthieu Haag, professeur de cinéma au Lycée Renoir en charge de l’opération.

Expliquez nous le projet :

M.H : Ce projet nous a été commandé par l’association de la Renaissance de la Doutre dans le cadre de leur Cinquantenaire. Le but est que les élèves, étudiant en cinéma et photographie, livrent aux angevins leur vision du quartier historique de la Doutre. Comme tout projet de commande il y a des contraintes à respecter et un produit à livrer à temps, j’ai donc pensé que c’était un exercice intéressant pour les élèves. Les lycéens ayant déjà beaucoup de travail, ce projet artistique sur la Doutre s’inscrit dans une démarche extrascolaire sur la base du volontariat.

Combien d’élèves se sont portés volontaire pour ce projet et quels sont leur profil?

M.H : Dix lycéens en première L, S ou ES décident de prendre part au projet. Ces lycéens, inscrits en option facultative de cinéma, ont trois heures de cours de cinéma par semaine. Deux heures de réalisation et une heure d’analyse filmique et culture de l’image. Quelques-uns envisagent de s’orienter par la suite dans les métiers de l’audiovisuel. Ce projet extrascolaire leur permet donc d’enrichir leur expérience mais peut également leur servir d’argument lorsque dans le futur ces jeunes devront argumenter leur choix d’orientation, leur vocation.

Comment s’est organisé le travail ?

M.H : Individuellement ou par petit groupe les lycéens ont choisi un moyen d’expression. Se sont alors formés deux équipes « vidéo », l’une travaille sur un court-métrage de fiction qui durera environ 6 minutes, l’autre travaille sur un court-métrage documentaire qui met en avant le côté festif de la Doutre. Quatre lycéennes ont choisi la photographie, dont deux la photo argentique.

C’est un projet extrascolaire il n’y a donc pas de plage horaire de travail réservée, c’est à eux de s’organiser. La plupart des élèves travaillent entre les cours ou le soir et parfois le week-end. Un projet comme celui-ci demande beaucoup de temps et d’investissement car les élèves sont confrontés à toutes les étapes de réalisation d’un film : Scénario, storyboard, tournage, montage ou encore achat d’une musique.

Et vous quel est votre rôle dans ce projet ?

M.H : Mon assistante technique et moi encadrons les élèves tout en leur laissant une grande liberté. Nous sommes là pour conseiller nos élèves, vérifier leur travail, donner notre accord et les aider sur les questions les plus techniques comme le montage par exemple. Cependant la plupart du temps nous les laissons travailler en autonomie, notamment lors des tournages.

 

 

Rendez-vous le mardi 15 avril de 18H à 20H à l’Hôtel des Pénitentes où les élèves présenteront publiquement leurs travaux.

Au programme, exposition des photos numériques et argentiques et visionnage des films !

Les élèves seront présents pour commenter leurs travaux et partager leur vision sur-vitaminée de ce quartier historique.