Hommage à Jean-Louis Eytier

par Michel Dubois, Président de Renaissance de la Doutre

 

 

 

Au nom de notre association « La Renaissance de la Doutre » dont notre ami Jean-Louis était membre depuis plus de 12 ans, je souhaite témoigner de la très grande tristesse et de la peine que nous ressentons.

Jean-Louis au fil du temps a su prendre une place importante dans notre organisation, au point d’être devenu incontournable.

Sa gentillesse, sa générosité, ses qualités d’écoute, son sens du contact, sa bonne humeur, sa fidélité, son sérieux, son humour aussi, toutes ses qualités dont la liste ci-dessus est loin d’être exhaustive, ont fait de lui l’homme rassurant vers lequel naturellement nous nous tournions dès qu’il s’agissait de parfaire quelque action que ce soit. Nous savions que nous pouvions compter sur lui.

Sa culture était immense, une véritable encyclopédie, particulièrement dans les domaines qui le passionnaient, en particulier tous les sujets qui touchaient de près ou de loin l’enseignement scientifique et technique.

Je garde encore en mémoire les nombreuses conférences qu’il a initiées et lui-même animées, pour certaine, lors du 200 -ème anniversaire de l’ENSAM.

Il nous contait les débuts de l’aéronautique au cours de la première guerre mondiale, truffés d’anecdotes sur certains pilotes.

 Il était tout aussi passionnant lorsqu’il parlait de la naissance des premières automobiles, dont de grands noms sont issus de l’ENSAM d’Angers.

Sa présentation de l’avènement du Chemin de fer et des locomotives lui permettait de mettre en évidence l’immensité de son savoir, toujours en restant humble.

Il avait aussi créé un évènement et la pose d’une plaque commémorative dans le village de La POUEZE en l’honneur d’Eugène LIVET, pionner de l’enseignement technique d’aujourd’hui. Pour cette manifestation ce sont plusieurs semaines de travail qu’il avait consacrées, toujours pour atteindre la perfection. La notion de chef d’œuvre ne lui était pas étrangère.

 

Au-delà de l’expert, c’est surtout un véritable ami que nous perdons. Si brutalement, un texto annonce la nouvelle, terrible et irréversible.

Comment imaginer que cela puisse-être vrai ?

Son optimisme permanent ne laissait rien voir de son désarroi. Il est toujours resté digne et pudique. Pas facile de réaliser ce qu’il vivait vraiment.

Au mois de mars de cette année, nous installions ensemble le « Printemps du Livre Ancien ». Malgré son état de santé dont il nous avait minimisé la gravité, son engagement a été exemplaire :

  • Préparer, transporter, installer de lourdes et encombrantes vitrines. Une journée complète de mobilisation. Un souci de montage digne de l’ingénieur qu’il était. Tout était parfait.
  • L’exposition terminée, le même travail, à l’envers avec la même méticulosité.

Pour l’édition 2020 de ce même salon, déjà il avait préparé les plans d’installation des Greniers Saint-Jean, aboutissement d’un rêve que nous nourrissions ensemble depuis 5 ans.

Il avait aussi participé, d’une façon déterminante au choix du thème que nous avons retenu pour l’année prochaine, et trouvé des ressources sur le fond, dans les annales de l’ENSAM.

Nous réalisons seulement aujourd’hui le courage dont il a fait preuve.

L’investissement et l’engagement qui ont été les siens, durant de nombreuses années, pour préserver et animer le quartier de la Doutre, auquel il a toujours été attaché n’ont jamais failli.

 

Au sein de notre conseil d’administration dont il était membre, ses interventions étaient fortement appréciées.

Toujours positif, encourageant, posé, il incitait au respect réciproque parmi les membres, et à la bienveillance.

 

Les dimensions de notre chagrin et de notre peine sont à la mesure du vide qu’il laisse en quittant notre route.

 

Il nous manque, il va nous manquer encore plus.

 

Sois remercié et reconnu Jean-Louis, tu étais une très belle personne.